PAROLES DE COUREUSE · 7 min de lecture

Le marathon commence bien avant la ligne de départ

Près de deux mois de préparation, quatre entraînements par semaine et 42,195 kilomètres à parcourir. Pour Marina qui pratique régulièrement la course à pied depuis plusieurs années, le marathon de Rennes a commencé bien avant le jour de la course. Entre le travail, la vie de famille et les séances à caser dans un quotidien déjà bien rempli, elle s’est lancée un nouveau défi : améliorer son chrono tout en prenant plaisir à courir. Une aventure qu’elle a aussi choisie de matérialiser sur sa boîte Run, Art & Box.

Une histoire de défis

Marina court depuis 2008. Tout commence avec la préparation de la Sénégazelle 2009, une course à étapes sur cinq jours qu’elle partage avec sa mère et un groupe d’amies. Une aventure sportive et humaine dont elle garde notamment le souvenir des rencontres avec les habitants et les remises de dotations aux enfants des écoles.

Depuis, la course à pied fait partie de son quotidien. Pourtant, courir un marathon n’a jamais été un objectif particulier.

Son premier marathon arrive presque par hasard, après avoir gagné deux dossards lors d’un concours. Une belle surprise, accompagnée d’une petite appréhension quant à l’ampleur du défi. Mais l’expérience lui plaît suffisamment pour qu’elle réitère l’expérience six mois plus tard en se payant son propre dossard pour un second marathon. Plusieurs années et quelques courses après, c’est le marathon de Rennes qui lui donne envie de relever à nouveau ce défi.

Douze semaines pour préparer Rennes

Pour ce nouveau marathon, Marina décide de suivre un plan de préparation de douze semaines incluant quatre séances hebdomadaires, soit une de plus que dans sa pratique habituelle. Elle essaie également d’y intégrer un peu de renforcement musculaire, même si elle reconnaît ne pas avoir été particulièrement assidue sur ce point. Un marathon demande pas mal de temps à consacrer à la préparation et il faut réussir à caser les nombreuses séances entre les journées de travail et les contraintes du quotidien.

« Il y a des moments où il a fallu s’organiser pour intégrer les séances entre le boulot, la canicule de cet été et le reste. Mais pour l’instant, tout se passe très bien. »

Boîte Run, Art & Box personnalisée avec des stickers et une paire de chaussures de running.

Certaines séances demandent davantage de motivation que d’autres. Marina pense notamment aux répétitions à faire en côte après une journée de travail. Pas forcément le moment le plus enthousiasmant de la semaine mais une fois l’entraînement terminé, le sentiment du devoir accompli l’emporte. Au fil des semaines, les sensations s’améliorent et à mi-préparation, même une sortie longue programmée de deux heures passe comme une lettre à la poste. La confiance s’accumule à mesure que les semaines s’enchaînent.

Une préparation qui prend forme sur sa boîte

Pendant ces douze semaines, Marina utilise également sa boîte Run, Art & Box pour accompagner sa préparation. Elle commence par la personnaliser avec les stickers des artistes et utilise également les stickers Parcours afin de suivre les séances à venir. Au fil des entraînements, certaines annotations s’actualisent tandis que les stickers sont manipulés de temps à autre.

« J’ai positionné certains stickers qui sont super chouettes et j’écris au feutre mes séances à venir. C’est très sympa à faire, ça permet de matérialiser la prépa. »

Boîte Run, Art & Box avec les planches de stickers du Pack#1.

Arrivée à mi-parcours, elle inscrit sur la boîte qu’elle a accomplie la moitié de la préparation. Un petit repère qui lui fait prendre conscience que le marathon approche rapidement, même s’il reste encore de nombreux kilomètres à parcourir avant le jour J. La boîte évolue ainsi au rythme de ses entraînements, tandis que le marathon prend progressivement de plus en plus de place dans son quotidien. Marina y pense, en parle avec son conjoint et un collègue qui prépare lui aussi la course.

Rennes, enfin !

La veille du marathon, le stress est bien présent. Sans raison particulière, Marina se sent nerveuse. La nuit un peu difficile n’aide pas et le réveil plus matinal que prévu non plus. Pourtant, une fois dans le sas de départ, le stress disparaît. Son objectif est clair : suivre le meneur d’allure de 4 h 15.

Les premiers kilomètres sont toujours un peu délicats, notamment le fait de se retrouver au milieu de nombreux coureurs, mais l’ambiance dans le centre de Rennes est formidable. La foule donne de l’énergie, les sensations sont bonnes et Marina partage les premiers kilomètres avec son compagnon. Vers le 15e kilomètre, elle perd de vue le meneur d’allure et se retrouve également séparée de son binôme après un ravitaillement. Elle décide alors de poursuivre à son propre rythme.

« Je décide de continuer à mon allure à laquelle je me sentais bien. Un moment je me rappelle avoir eu cette réflexion : c’est long, un marathon ! »

Et pourtant, les kilomètres défilent avec de très bonnes sensations. Marina se sent particulièrement en forme, au point de réaliser son meilleur rythme moyen au kilomètre autour du 32e. Mais le marathon s’empresse de lui rappeler que c’est avant tout une course de fond. À partir du 36e kilomètre, les jambes commencent à se faire plus lourdes. Au 38e, son allure baisse franchement avec quelques douleurs à la cheville et aux orteils.

Pas question pour autant de marcher. Marina ne regarde plus vraiment sa montre. À ce stade elle cherche surtout à maintenir son allure et à ne pas se faire rattraper par le meneur des 4 h 15 qui est resté derrière tout ce temps. Puis apparaît le panneau des 41 kilomètres.

« Je me dis : à fond les 1,195 km, donne tout ! »

Elle trouve alors l’énergie pour accélérer une dernière fois et franchit la ligne d’arrivée, heureuse d’en avoir terminé. 4 h 12 min 53 s. Mission accomplie.

Plus qu’un chrono, des sensations retrouvées

Marina a atteint son objectif. Elle voulait améliorer son temps sans trop souffrir et elle a réussi à gérer sa course comme elle l’espérait. Mais au-delà du chrono, cette édition de Rennes a une saveur particulière. Ses deux précédents marathons avaient été difficiles, notamment en raison de parcours plus exigeants et de conditions physiques moins favorables. Cette fois-ci, malgré des derniers kilomètres plus délicats à gérer, elle termine sans avoir marché une seule fois. Une première pour elle.

« Je pense avoir réussi en arrivant à gérer mes efforts tout au long de la course. C’est la première fois que je termine sans marcher. Je me suis réconciliée avec la distance, tellement les deux derniers marathons avaient été durs. »

Sticker illustré apposé sur la boîte Run, Art & Box.

Dans les jours qui suivent la fatigue est bien présente, mais aucune blessure à signaler. Et surtout, une grande fierté d’avoir réussi ce qu’elle était venue chercher.

La boîte de Marina personnalisée après son marathon.

Et la boîte dans tout ça ?

Avant le marathon, Marina imaginait déjà ce qu’elle ferait de sa boîte une fois la ligne franchie : y placer ses chaussures, accrocher sa médaille et immortaliser le moment. Après Rennes, les chaussures ont effectivement retrouvé leur place dans à l’intérieur. La médaille, elle, a finalement rejoint directement les précédentes dans sa collection. Marina a actualisé son temps sur le sticker distance 42 km et a partagé une story pour marquer l’événement.

Pour le moment, elle compte laisser la boîte dans cette configuration. Après douze semaines de préparation et un marathon, une petite pause s’impose. Mais elle sait déjà qu’elle la fera évoluer à nouveau dans quelques semaines, au rythme de ses prochaines sorties et de ses futurs dossards. D’ailleurs, une idée commence déjà à faire son chemin : et si elle retournait courir le marathon de Rennes en 2027 ?

Même parcours, nouvelle préparation et peut-être un nouveau chrono à améliorer.

De quoi donner bientôt une nouvelle histoire à raconter sur sa boîte.

Et si vous nous racontiez votre histoire ?

Vous avez une expérience, un souvenir ou une aventure autour de la course à pied à partager ? Proposez-nous votre histoire, elle trouvera peut-être sa place dans le Carnet de Run, Art & Box.

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